Après quelques heures sur des routes sinueuses de montagne, nous arrivons enfin à l'entrée de l'Overlandtrack. Ce parc
national a été pendant des années laissé à la libre disposition des randonneurs sans qu'aucun contrôle ne soit effectué. Tant et si bien qu'il y a quelques année, la faune et la flore
commençaient à souffrir de cette surpopulation humaine.
Les autorités tasmaniennes ont finalement été obligées de limiter de manière dragistique le nombre de randonneurs, en imposant un quota de départ par jour (50 par jours) et en ajoutant un
prix d'entrée ô combien disuassif (178 dollars Au = 100 euros).

Va trouver un Macdo' dans le coin...
mais force est de reconnaître que ces mesures permettent aujourd'hui de randonner au milieu d'une nature préservée et de paysages uniques.
Une nature tellement préservée que j'ai découvert par quel phénomène naturel, on pouvait mourir de faim (au moins momentanément...) au milieu de la tasmanie: l'opposum!
Voilà rapidement comment cela s'est passé:
Le premier soir, après avoir notamment grimpé la Cradle Montain (1545 m) en basket (à ne pas faire!!!), nous pensions trouver un repos bien mérité dans l'un des huit refuges
(le terme est ici, on ne peut plus explicite) de l'Overlandtrack.
Après 7h de marche, je pense que vous pouvez aisément imaginer notre bonheur à la vue de ce chalet de bois, de la cheminée duquel s'échappait une légère fumée, annonciatrice d'un peu de
chaleur.
Vous imaginez?
Maintenant, gardez les yeux bien fermés, et dîtes-moi quel sentiment vient en premier, lorsque ouvrant la porte de ce charmant chalet, un troll mal
lêché autochtone, entouré de ces quatres gnomes enfants, vous lance dans un anglais plus qu'approximatif:
"il n'y a plus de place, mais la cabanne est libre... "
La cabane étant une espèce de ... cabane à trois cents mètres dans la plaine (et des toilettes), habitée uniquement par un couple d'opposum pas vraiment heureux d'être dérangé...
Du coup, on fulminait tellement qu'on a pas eu froid jusqu'à ladîte cabane.
Le fait est que c'est à l'abri de ces quelques planches de bois, que nous avons fait la connaissance d'Anna et Christina, qui se sont être avérées être de parfaits compagnons de
voyage.
Alors que Jens et Martin faisaient connaissance en allemand avec ces demoiselles, deux activités s'offraient à moi: ocher de la tête en prenant un air concerné
pour faire oublier que je ne parle pas un mot d'allemand ou faire à manger.
Malgré les apparences, choisir les fournaux n'étaient pas la bonne réponse... puisque au bout de 10 minutes, je me suis retrouvé encerclé par trois opposums (le couple, plus un cousin)
dans le chalet...
Un oppossum tout seul, ça ne ressemble à rien. A peine plus gros qu'un chat, avec de belles dents et des griffes mais rien qu'un bon coup de pied ne puisse venir à bout.
Mais quand ils se pointent à trois... c'est beaucoup moins marrant.
Le premier faisait diversion en évitant mes coups de pied, et en essayant de choper mes orteils au passage. Le second attaquait par la voie des airs et grognait depuis une
poutre sur laquelle, il s'accrochait, je ne sais pas trop comment. Et le dernier... le dernier avait déjà la tête dans nos sacs...
Face à cette démonstration de l'adage "l'union fait la force", je n'ai pas hésité et ai appelé des renforts... qui ne sont jamais arrivés. Entre les opposums et les charmes
germaniques, mes compagnons n'ont pas hésité longtemps...
Je m'en suis sorti vivant et entier, mais par la suite j'ai fait la cuisine dos à une tente...

On dirait qu'il fait froid... mais en fait c'est pire!
Assez étrangement, ils manquent
moins de souffle quand il s'agit de discuter avec des Allemandes pendant que le Français cuisine...
Bon zallez j'arrête de me plaindre mais bon donne moi quand mm quelques niouz de down-under!!!!!!!!!
J'y crois pas! t'as plus de nouvelles que caro et mes parents réunis, alors de quoi tu te plains!! ;)
La carte devrait plus tarder!