On m'avait fait part des risques que j'encourais en allant passer quelques jours à Sydney. Ces conseils avisés se faisaient l'écho du Lonely Planet qui, en ses premières lignes,
avertit ses lecteurs que l'on vient parfois à Sydney pour quelques jours et qu'on l'y reste des années.
J'émettais cependant quelques doutes, les Australiens étant réputés pour leur attachement à leur ville natale et pour les guerres de clocher inévitables qui en découlent.
Mais ces quelques jours dans la capitale de la Nouvelle-Galles du Sud, m'ont clairement convaincu que Sydney mérite sa place parmi les villes les plus belles du monde.
Darling Harbour
Elle incarne à merveille le terme de Melting-pot culturel, avec des quartiers aux caractères marqués et aux influences diverses. Mon backpack étant situé dans le quartier
chinois, le dépaysement était garanti.
Sydney est divisée en plus de 300 quartiers, regroupés en 38 zones. Le centre ville (la City) ne s'étend "que" sur 25 km², mais l'agglomération dans son ensemble couvre un surface de 12 145
km² pour 4 millions d'habitants, à titre de comparaison Paris et son agglomération ne couvrent que 2 723 km² pour 11 millions d'habitants. Pour le dire autrement, trois fois moins
d'habitants mais quatre fois plus de surface... c'est ça, la dimension australienne!
Le port
d'Adelaïde, avec ses bateaux militaires et ... ses caravelles
Après cinq mois passés à Adelaïde, ce qui surprend le plus c'est l'activité continuelle de jour comme de nuit. De plus, la dimension artistique qui à mes yeux fait défaut à
Adelaïde malgré les nombreux festivals organisés, est omniprésente à Sydney grâce aux galerie d'art, aux expo en plein air, etc. ...
Festival du Jazz = concerts
gratuits partout dans la ville
La population est également très differente de celle d'Adelaïde. En raison de son activité économique en premier lieu, Sydney prend des allures de mini New-York,
avec le stéréotype de la working girl, tout en tailleur et en chignon. Côté homme, le classissisme semble de rigueur, même si le goût des australiens pour la chemise à
rayure avec un costume à rayure me semble toujours des plus douteux (quand la cravatte rayée ne vient pas compléter ce fantasme de cruciverbiste).
Petite sieste dans le Botanic Garden
Avec ma barbe de trois jours, ma veste en cuir et mon éternel jean, mon reflet dans les vitrines gucci, chanel et Boss, tranchait avec le décor ambiant . C'est donc bon gré malgré, que mes
pérégrinations m'ont mené vers des quartiers plus populaires mais dont le charme n'a rien à envier au luxe pompeux des nouveaux gratte-ciels de la city.
King Kross en premier lieu, est un quartier coloré et avec une faune diverse et variée. J'ai cru comprendre que sa réputation repose essentiellement sur la présence de jeunes femmes,
qui ont également fait les beaux jours du quartier de la gare à Nantes. D'aucun comprendront.
Pêcheur à Manly (à droite), vue sur la city depuis le Botanic
Garden
En second lieu, Chinatown. La population asiatique est très présente à Sydney, tant et si bien que même si sur le papier, le quartier "chinois" est clairement délimité, dans la réalité,
c'est nettement plus compliqué. Un nombre important de petites épiceries, restaurants et boutiques souvenirs est tenu par des membres de cette communauté. Sans tomber dans la
caricature, il faut reconnaître que ce quartier est le paradis de la contrefaçon et de la breloque souvenir (assez proche de la "vraie dent de requin en résine" de Brice de Nice). J'en ai
donc profité pour faire le plein de souvenirs car malgré tout, la fin du voyage approche.
Sydney Tower:
La Sydney Tower donne une vue imprenable sur les buildings du centre-ville et permet de se rendre compte à quel point la ville est étendue. A titre personnel, je conseille à ceux
qui y monteront d'y aller en fin d'après-midi, de prendre un café dans le restaurant au second niveau du dôme (le prix est le même qu'en ville), et d'attendre patiemment le couché du
soleil. Autant Sydney à la lumière du jour a pû me décevoir à certains endroits (notamment Darling Harbour), autant cette ville prend une dimension magique lorsque le soleil se couche.
Sydney Tower est à ce moment là, l'un des meilleurs endroits pour observer de l'intérieur la ville illuminée.
Sydney
Tower dans les nuages (à gauche)
Sydney Harbour Bridge et Sydney Opera House:
Ce sont sans aucun doute, les deux constructions australiennes les plus célèbres, et à juste titre. J'avoue avoir été quelque peu déçu par l'opéra. Je l'imaginais plus
grand. Cependant, à la nuit tombée, ils offrent tous deux un paysage urbain d'une rare beauté.
J'ai été particulièrement impressionné par les dimensions du pont et de ses pîlones (500 mètres et 38 tonnes d'acier!). Le dernier jour, je me suis finalement décidé à le traverser pour pouvoir
avoir un recul plus important, nécessaire pour prendre en photo la baie de Sydney. Bien m'en a pris. Le paysage qui s'est offert à ma vue est sans doute l'un des plus beaux qu'il m'ait
été donné de voir en Australie (voir prochain article Sydney By Night en couleur!)
Un touriste ;)
Désolé pour le manque d'activité du blog ces temps-ci, mais entre les assignments à rendre, le mémoire à préparer et les
examens qui approchent, je suis pas mal débordé.
J'ai également eu droit à un déménagement grâce à ma super colloque qui est repartie chez ses parents aussitôt les meubles déposés dans "notre" nouvelle maison. Bref...
Alors voilà quelques photos, pour ceux que ça intérèsse! :)
La fenêtre de ma chambre et la terrasse
Le
jardin
le poulailler (ça s'invente pas...)
Les petites maisons pas pompeuses du voisinage
(pourquoi mettre de la pelouse et une balançoire
quand on peut installer une fontaine avec des angelots....)
La salle à manger
( sur la canapé ce n'est pas un sac de couchage de feignasse qui regarde des séries américaines !
c'est quand je
travaille très tard le soir sur mon mémoire... ;)
La cuisine
(vous remarquerez le raffinement de la tapisserie et du carrelage, on aime le moderne... ou pas...)
L'entrée (conviviale, non?). Le meuble blanc, c'est le bureau de ma colloque qui nous a fait un speech quand il a fallut le démménager, comme quoi il était très précieux, très fragile, et
blablabla... ça va faire deux semaines qu'il est dehors.... hier soir, un opposum avait trouvé refuge dans un des tiroirs...
Sinon, la plongée avec les requins est définitivement réservée (advienne que pourra...). Je pars passer quelques jours à Sydney dimanche. Tout le monde (sauf les habitants d'Adelaïde) m'en a dit
du bien. J'espère pouvoir jouer au gros touriste, en visitant l'aquarium, quelques grattes-ciels et pourquoi pas l'opéra. Dans tous les cas, si le soleil veut bien être de la
partie, cela promet de biens jolies photos en perspective.
Lorsque j'évoquai pour la première fois, mes perspectives de voyage en Tasmanie, à mon grand étonnement, un certain nombre d'Australiens
s'intéressa soudainement à ma petite personne. Une question revint régulièrement: "What will you do in Hobart?". Or force est de reconnaître qu'il est des curiosités que seuls les
autochtones connaissent, et qu'ils se refusent parfois à partager avec les pauvres touristes que nous sommes. Il en résulta que devant ma méconnaissance du pays, des personnes avisées (et
intéressées) me glissèrent à l'oreille qu'une très large partie du chocolat, que consomne régulièrement tout australien qui se respecte, est produite à Hobart, et que de ce fait, un fin
connaisseur, ou un touriste égaré, pourrait s'y approvisionner à un moindre coût.
A la lumière de ces nouveaux éléments, les raisons de cet intérêt subit pour mes vacances m'apparurent enfin! Bande de gourmands!
Ce fut donc par pure dévotion et abnégation, que je proposai à mes camarades de faire ce petit détour par la Cadbury Factory. Faisant preuve d'un sens du sacrifice exemplaire, nous décidâmes
d'un commun accord de sacrifier à cette ingrate tâche une préciseuse journée.
Quand je vous dis que c'était culturel à droite, petite explication des différentes étapes dans la création du
chocolat. A gauche, la plus grosse tablette préparée 10kg!
Lorsque quelques soixantes minutes plus tard, nous nous retrouvâmes, ce fut pour constater l'accomplissement de nos objectifs (g)astronomiques, voyez plutôt:
27 tablettes de chocolat, 30-40 barres chocolatées, 7 boîtes de chocolats, 3 pots de cacao, 4 sachets de chocolats reconditionnés, 5 sacs de bonbons, 3 paquets de sucettes, une
petit wombat, un plus gros wombat et un diable de tasmanie.
Inutile de vous dire que nous fîmes sensation. Tant et si bien, que nous eûmes droit à notre photo avec la "Vache" et la mascotte de
l'usine, seule grenouille australienne ne craignant pas d'approcher un français.
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